Histoire de Robinson

Histoire et particularité de Robinson

Aux débuts des années 1960, la Commission générale d’Evangélisation de l’Eglise Réformée de France avait engagé une prospection dans le secteur. Les familles protestantes y résidant fréquentaient les Eglises réformées de Montrouge ou de Paris 14, rue Madame. D’autres allaient à l’Église luthérienne de Bourg-la-Reine. En mai-juin 1965, après la décision de création d’une Eglise locale, les premiers cultes ont eu lieu à la salle de l’aumônerie du Lycée Marie Curie à Sceaux. Puis à Châtenay, dans la grande maison appelée « Les Charmilles« .

Le pasteur Jean Abel a fortement marqué les débuts et le style particulier de Robinson. Les prédications étaient suivies d’un débat d’assemblée. La Communauté de Robinson avait sa propre liturgie et surtout, se gouvernait par des Assemblées mensuelles.

Cet exercice de gouvernement direct de l’Eglise, sans Conseil presbytéral, a plus ou moins bien fonctionné jusqu’au début des années 1990. Il en est ainsi de certains de ses traits qui ont disparu. D’autres se sont modifiés. Mais, l’Eglise continue à garder sa réalité de communauté vivante, favorisant fortement la participation de tous ; très ouverte à l’extérieur et en particulier aux relations œcuméniques et interreligieuses. Une tradition forte de réflexion et d’échanges en groupes est une des caractéristiques de la communauté de Robinson.
A la fin des années 60 un groupe de jeunes s’est formé en communauté, cohabitant dans un appartement du quartier de la Butte Rouge – où ils ont exercé une activité sociale importante, notamment par la création de jardins ouvriers pour les habitants des HLM. La maison des Charmilles a aussi été utilisée pour des actions sociales : soutien scolaire, par exemple. La communauté de Robinson reste une Eglise qui porte un fort engagement social grâce à son équipe d’Entraide et par l’accompagnement de l’aumônerie protestante à la prison de Fresnes.